Merci à Robert Vernet pour ces indications.
AMBLARD-RAMBERT A., 1967, « Découvertes archéologiques au Cap Blanc (Mauritanie) », Notes Africaines, 115, pp97-100.*
BAUDOUIN M., 1919, « Hache plate et flèche en métal de Mauritanie », Bulletin de la Société préhistorique de France, XVI, pp167-17.*
BOWLER-KELLEY A., 1935, « Un microburin double provenant du Cap-blanc (Mauritanie) », Bulletin de la Société préhistorique de France, t. 32/11, pp585-586.*
CROVA B., 1909a, « Notice sur les instruments néolithiques de la presqu'île du cap Blanc », Bulletin de la Société préhistorique française, Vol. 6, N°. 7, pp369-375.*
CROVA B., 1909b, « Crâne trouvé à la presqu'île du Cap Blanc », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 6, n° 9, p443.*
CROVA B., 1911, « Essai de classification des flèches de Mauritanie », C.R. 7e Congrès de Préhistoire Française, session de Nîmes, 1911, pp235-246.*
CROVA B., 1912a, « Y a-t-il du Paléolithique en Mauritanie ? », C.R. 8e Congrès Préhistorique de France, session d'Angoulème, 1912, pp351-357.*
CROVA B., 1912b, « Vestiges de l'âge du cuivre en Mauritanie », C.R. 8e Congrès Préhistorique de France, session d'Angoulème, 1912, pp702-704.*
CROVA B., 1912c, « L'industrie de l'âge de la pierre en Mauritanie », Revue d'Ethnographie et de Sociologie, pp3-12.
CROVA B., 1912d, « Pièces préhistoriques de l'époque de la pierre polie en Mauritanie », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 9/4, pp237-240.*
CROVA B., 1912e, « Haches et instruments en pierre polie des côtes de Mauritanie », Extrait du C.R. de la XIVe session du Congrès International d'Anthropologie et d'Archéologie préhistoriques, Genève, 1912
DANGELZER R., 1911, « Notice sur la préhistoire de la Mauritanie occidentale saharienne », Bulletin de la Société préhistorique de France, t. VIII, pp217-220.*
DUFOUR E., VERNET R., Tous Ph., Saliège J.F., 2008, « High-resolution analysis of fish otoliths as indicators of marine environment and fishing practises in North Mauritania at 6730 BP (poster) », Colloque Les Déserts d’Afrique et d’Arabie : Environnement, climat et impact sur les populations, Institut de France, Académie des Sciences, Paris, 8-9 sept. 2008.*
GUITAT R., 1972, « Carte et répertoire des sites néolithiques de Mauritanie et du Sahara espagnol », Bulletin de l’IFAN, Dakar, sér.B, t.34, n°1, pp192-287.
Hubert, Henry, Laforgue, Pierre & Vanelsche, G., 1921, « Objets anciens de l'Aouker », Bulletin du Comité d'études historiques et scientifiques de l'AOF (IV), pp371-444.*
SPRUYTTE J., VINCENT-CUAZ J., 1957, « Note sur les monuments funéraires préislamiques de l’ouest mauritanien (environs de Port-Etienne, presqu’île du Cap Blanc, nord de la Baie du Lévrier), Bulletin de Liaison Saharien, Alger, t.8, n°28, pp231-244.*
TOUS Ph., SALIEGE J.F., VERNET R., 2002, « Cansado (presqu’île du Cap Blanc, Mauritanie) : un site de pêcheurs daté de 6700 ans (poster) », symposium IRD, Dakar, juin 2002 : Changements au sein des écosystèmes… en Afrique de l’Ouest
VERNEAU R., 1920, « Ethnographie ancienne de la Mauritanie, d'après les documents de MM. Gruvel et Chudeau », L'Anthropologie, t. 20/3, pp29-55.*
VERNET R., 1993, La préhistoire de la Mauritanie, Editions. Sepia, Paris, Nouakchott, 427p.
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VERNET, R., 2007, Le golfe d’Arguin de la préhistoire à l’histoire. Littoral et plaines intérieures, Collection PNBA n° 3, Nouakchott.
VERNET R., TOUS Ph., 2004, "Les amas coquillier de Mauritanie occidentale et leur contexte paléoenvironnemental (VIIe-IIe millénaires BP)", Préhistoire Anthropologie méditerranéennes, t.13, pp55-69.*
VERNET R., TOUS Ph., SALIEGE J.F., GOUTCHINE A., BERNARD P.A., 2002a, « L'homme et la mer sur la presqu'île du Cap Blanc, il y a 6000 ans », SNIM-Informations, 2e semestre 2002, n° 23, pp29-36.*
VERNET R., TOUS Ph., SALIEGE J.F., GOUTCHINE A., BERNARD P.A., 2002b, « Man and sea on Cap Blanc peninsula 6000 years ago », SNIM-Informations, 2e semestre 2002, n° 23, pp29-36.
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
dimanche 26 avril 2009
vendredi 17 avril 2009
Bibliographie sur l'aéropostale à Port-Etienne
anonyme, 1923, « Une nouvelle ligne aérienne en projet : Casablanca-Dakar en 20 heures. De Casablanca à Cap Juby. De cap Juby à Port Etienne. De Port Etienne à Dakar. Le retour. », L’illustration, 4p.
Angel, René, 2004, Pierre Deley : pionnier de l’Aéropostale, Portet sur Garonne, Loubatière, 252p.
Danel, Raymond, 1989, L’aéropostale : 1927-1933, Privat, 334p.
Hubert, Henry, 1925, « La sécurité de la navigation aérienne entre Port-Étienne et Dakar », bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques, n°1, pp9-56.*
Kessel, Joseph, 1929, Vent de sable. Aventures, Paris, Nouvelle revue française, 227p.
Reine et Serre, 1929, Chez les fils du désert. Récits d'aventures au pays Maure, présenté par Joseph Kessel, Les Editions de France, 204pp.
Saint-Exupéry, Antoine de, 1929, Courrier Sud, Paris, Gallimard, 232p.
Saint-Exupéry, Antoine de, 1938, Terre des Hommes, Paris, Gallimard, 220p.
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
Angel, René, 2004, Pierre Deley : pionnier de l’Aéropostale, Portet sur Garonne, Loubatière, 252p.
Danel, Raymond, 1989, L’aéropostale : 1927-1933, Privat, 334p.
Hubert, Henry, 1925, « La sécurité de la navigation aérienne entre Port-Étienne et Dakar », bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques, n°1, pp9-56.*
Kessel, Joseph, 1929, Vent de sable. Aventures, Paris, Nouvelle revue française, 227p.
Reine et Serre, 1929, Chez les fils du désert. Récits d'aventures au pays Maure, présenté par Joseph Kessel, Les Editions de France, 204pp.
Saint-Exupéry, Antoine de, 1929, Courrier Sud, Paris, Gallimard, 232p.
Saint-Exupéry, Antoine de, 1938, Terre des Hommes, Paris, Gallimard, 220p.
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
dimanche 12 avril 2009
Bibliographie sur la Miferma et la Snim
Audibert, Jean, 1991, Miferma une aventure humaine et industrielle en Mauritanie, Paris, L’Harmattan, 216p.
Bonte, Pierre, 1975, « Conditions et effets de l'implantation d'industries minières en milieu pastoral: transformations de la société maure de l'Adrar », in T .Monod (éd.), Pastoralism in Tropical Africa, Oxford University Press, pp245-262.
Bonte, Pierre, 1975, « Multinational firms and national development : MIFERMA and the Mauritania », Review of African Political Economy (2), pp89-109.
Bonte, Pierre, 2001, La montagne de fer. La SNIM. Une société minière du Sahara mauritanien à l’heure de la mondialisation, Paris, Karthala, 368p.
Bonte, Pierre, 2005, « Trente ans après. De la MIFERMA à la SNIM. Deux enquêtes sur une entreprise minière saharienne (Mauritanie) », in O. Leservoisier (dir.), Terrains ethnographiques et hiérarchies sociales. Retour réflexif sur la situation d’enquête, Paris, Karthala, pp259-283.
Bonte, Pierre, 2006, « Mondialisation et cultures locales. De la MIFERMA à la SNIM. L’exemple d’une société minière saharienne (Mauritanie) », Anthropology of the Middle East, Bergbahn Journal, New York, Oxford, 1 (1), pp1-24.
Flambart, P., s. d., Le grand serpent de fer du désert ; Roman ; Mauritanie (1960-1980), Paris, Golden éditions.
Fraquet, Laurent, 2001, Si tu voyais ma vie, t.I La bordure du trottoir, Paris, Editions Publibook, 356p.
Harrison Church, R. J., 1960, « Mauritania », West Africa, 1. Mauritania before 'Miferma', october 29, p1228, 2. The Miferma Project, november 5, pp1246-1247, 3. Mauritania and her Neighbours, november 12, p1278.*
Robin, Jean, 1960, "Le fer de Fort-Gouraud", Europe France outre-mer (363), février, pp31-35.*
Société pour l'étude technique d'aménagements planifiés & Techniques et architecture, 1965, Cansado ville nouvelle, extrait de Techniques et architecture, n°2, 25e série, 20p.*
Tirera, Khalidou, 1982, Economie minière et développement régional en Mauritanie, mémoire de DEA de Géographie, Lyon II, 96p.
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Bonte, Pierre, 1975, « Conditions et effets de l'implantation d'industries minières en milieu pastoral: transformations de la société maure de l'Adrar », in T .Monod (éd.), Pastoralism in Tropical Africa, Oxford University Press, pp245-262.
Bonte, Pierre, 1975, « Multinational firms and national development : MIFERMA and the Mauritania », Review of African Political Economy (2), pp89-109.
Bonte, Pierre, 2001, La montagne de fer. La SNIM. Une société minière du Sahara mauritanien à l’heure de la mondialisation, Paris, Karthala, 368p.
Bonte, Pierre, 2005, « Trente ans après. De la MIFERMA à la SNIM. Deux enquêtes sur une entreprise minière saharienne (Mauritanie) », in O. Leservoisier (dir.), Terrains ethnographiques et hiérarchies sociales. Retour réflexif sur la situation d’enquête, Paris, Karthala, pp259-283.
Bonte, Pierre, 2006, « Mondialisation et cultures locales. De la MIFERMA à la SNIM. L’exemple d’une société minière saharienne (Mauritanie) », Anthropology of the Middle East, Bergbahn Journal, New York, Oxford, 1 (1), pp1-24.
Flambart, P., s. d., Le grand serpent de fer du désert ; Roman ; Mauritanie (1960-1980), Paris, Golden éditions.
Fraquet, Laurent, 2001, Si tu voyais ma vie, t.I La bordure du trottoir, Paris, Editions Publibook, 356p.
Harrison Church, R. J., 1960, « Mauritania », West Africa, 1. Mauritania before 'Miferma', october 29, p1228, 2. The Miferma Project, november 5, pp1246-1247, 3. Mauritania and her Neighbours, november 12, p1278.*
Robin, Jean, 1960, "Le fer de Fort-Gouraud", Europe France outre-mer (363), février, pp31-35.*
Société pour l'étude technique d'aménagements planifiés & Techniques et architecture, 1965, Cansado ville nouvelle, extrait de Techniques et architecture, n°2, 25e série, 20p.*
Tirera, Khalidou, 1982, Economie minière et développement régional en Mauritanie, mémoire de DEA de Géographie, Lyon II, 96p.
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
jeudi 9 avril 2009
Bibliographie autour de la création de Port-Etienne
anonyme, 1906, « Création d’un centre de pêcheries », Quinzaine coloniale (9), 10 mai, p274.*
anonyme, 1907, « Les installations à la baie du Lévrier », Quinzaine coloniale (3), 10 février, pp79-80.*
anonyme, 1911, « Mauritanie : pêcheries de Port-Etienne », Revue française de l’Etranger et des Colonies. Exploration et gazette géographique, XXXVI, n°392, août, pp496-498.*
Aube, capitaine de vaisseau T., 1872, « L’île d’Arguin et les pêcheries de la côte occidentale d’Afrique », Revue maritime et coloniale, XXXIII, pp 470-490.*
B., 1907, « Les pêcheries de Mauritanie », Revue française de l’Etranger et des Colonies. Exploration et gazette géographique, XXXII, n°346, octobre, pp598-604.*
Berthelot, Sabin, 1840, De la pêche sur la côte occidentale d’Afrique et des établissements les plus utiles aux progrès de cette industrie, Paris, Béthune & Arthus Bertrand, 302p.
Chabé, docteur, 1910, « Notes sur Port-Etienne et la Baie du Lévrier (Mauritanie) », Revue maritime (185), juin, pp565-575.*
Conseil Général du Sénégal et dépendances, 1892, « Demande de concession dans la baie du Lévrier par M. Charvet », in Session ordinaire de 1892, Procès-verbal de la séance du 16 janvier 1893, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, pp539-548.*
Conseil Général du Sénégal et dépendances, 1898, « Communication des décisions du Conseil d’Etat concernant l’arrêté de désannexion, la concession Charvet et la concession A. Cousin », in Session ordinaire de 1898, Procès-verbal de la séance du 15 décembre 1898, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, pp90-96.*
E. A., 1895, « Aux Canaries – Pêcheries du Cap Blanc et d’Arguin. Portendik », Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris (XVII), pp163-167.*
Faure, Claude, 1923, « Les essais de pêche au Banc d'Arguin en 1825, 1826 et 1827 », Revue de l'histoire des colonies françaises (43), pp1-66.*
Froidevaux, Henri, 1905, « Les parages de pêche sahariens », Questions diplomatiques et coloniales, t. XIX, n°191, 1er février, pp143-161.*
Gain, Louis, 1914, « Port-Étienne et la baie du Lévrier », La Nature, n°2143, 20 juin, pp65-67.*
Grimm, Thomas, 1894, « Les pêcheries du Cap Blanc », Le Petit Journal, 32e année, n°11443, 25 avril, p1.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6131378.r=.langfr
Gruvel, A. & Bouyat, A., 1906, Les pêcheries de la côte occidentale d'Afrique, Paris, A. Challamel, 279p.
Gruvel, Abel, & Chudeau, René, 1909, A travers la Mauritanie Occidentale (de Saint-Louis à Port-Etienne), Paris, Larose, 2 vols.
Gruvel, Abel, 1905, « Les pêcheries du Banc d’Arguin », Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris (XXVII), pp547-562.*
Gruvel, Abel, 1908, « Les pêcheries des côtes du Sénégal et des rivières du Sud », Quinzaine coloniale, 25 mars, pp246-249.
Gruvel, Abel, 1911, « Les pêcheries de l'Afrique occidentale
française », Revue générale des sciences pures et appliquées (XXII), pp150-159.*
Gruvel, Abel, 1913, « Campagne d'hiver des pêcheurs bretons sur les côtes de Mauritanie et du Sénégal », Revue générale des sciences pures et appliquées (XXIV), pp14-16.*
Gruvel, Abel, 1930, Titres et travaux scientifiques, Paris, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, 130p.*
Mugnier-Pollet, lieutenant, 1911, « De l’Adrar à la Baie du Lévrier », Renseignements coloniaux (1), supplément à L’Afrique française, janvier, pp22-31.*
Roussin, capitaine de vaisseau, 1819, Mémoire sur la navigation aux côtes occidentales d’Afrique depuis le cap Bojador jusqu’au mont Souzo, Paris, Imprimerie Royale.
Salmon, Paul, 1913, « Port Etienne et les pêcheries mauritaniennes », A Travers Le Monde (30), 26 juillet, pp233-236.
Soller, Charles, 1888, « Les caravanes du Soudan occidental et les pêcheries d’Arguin », Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris (X), pp280-287.*
Sonolet, Louis, 1910, « Les pêcheries de Port-Etienne », L’illustration, 68e année, n°3499, 19 mars, pp280-282.
Stassano, Enrico & Vinciguerra, Decio, 1890, « La pesca sulle spiagge atlantiche del Sahara ; Relazione del dott. Enrico Stassano, con nota intorno alle specie raccolte del dott. Decio Vinciguerra », Annali di Agricoltura (172). Réédité en 1932 dans Bollettino di pesca, di piscicoltura e di idrobiologia, VIII, 1, gennaio-febbraio, pp224-304.* [n.d. J. Debaz]
Taquin, docteur Arthur, 1902-1903, « Les îles Canaries et parages de pêche canariens », Bulletin de la société royale belge de géographie, I. L’archipel canarien : 1902 (XXVI), pp28-64 + carte, 131-192, 266-286, II. La côte occidentale d’Afrique et les pêcheries canariennes : 1902 (XXVI), pp315-350, 405-445, 502-546, 1903 (XXVII), pp37-99.*
Territoire civil de la Mauritanie, 1908, Rapport d’ensemble année 1906, Saint-Louis, Imprimerie du gouvernement, 57p.*
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
anonyme, 1907, « Les installations à la baie du Lévrier », Quinzaine coloniale (3), 10 février, pp79-80.*
anonyme, 1911, « Mauritanie : pêcheries de Port-Etienne », Revue française de l’Etranger et des Colonies. Exploration et gazette géographique, XXXVI, n°392, août, pp496-498.*
Aube, capitaine de vaisseau T., 1872, « L’île d’Arguin et les pêcheries de la côte occidentale d’Afrique », Revue maritime et coloniale, XXXIII, pp 470-490.*
B., 1907, « Les pêcheries de Mauritanie », Revue française de l’Etranger et des Colonies. Exploration et gazette géographique, XXXII, n°346, octobre, pp598-604.*
Berthelot, Sabin, 1840, De la pêche sur la côte occidentale d’Afrique et des établissements les plus utiles aux progrès de cette industrie, Paris, Béthune & Arthus Bertrand, 302p.
Chabé, docteur, 1910, « Notes sur Port-Etienne et la Baie du Lévrier (Mauritanie) », Revue maritime (185), juin, pp565-575.*
Conseil Général du Sénégal et dépendances, 1892, « Demande de concession dans la baie du Lévrier par M. Charvet », in Session ordinaire de 1892, Procès-verbal de la séance du 16 janvier 1893, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, pp539-548.*
Conseil Général du Sénégal et dépendances, 1898, « Communication des décisions du Conseil d’Etat concernant l’arrêté de désannexion, la concession Charvet et la concession A. Cousin », in Session ordinaire de 1898, Procès-verbal de la séance du 15 décembre 1898, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, pp90-96.*
E. A., 1895, « Aux Canaries – Pêcheries du Cap Blanc et d’Arguin. Portendik », Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris (XVII), pp163-167.*
Faure, Claude, 1923, « Les essais de pêche au Banc d'Arguin en 1825, 1826 et 1827 », Revue de l'histoire des colonies françaises (43), pp1-66.*
Froidevaux, Henri, 1905, « Les parages de pêche sahariens », Questions diplomatiques et coloniales, t. XIX, n°191, 1er février, pp143-161.*
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Grimm, Thomas, 1894, « Les pêcheries du Cap Blanc », Le Petit Journal, 32e année, n°11443, 25 avril, p1.
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Gruvel, A. & Bouyat, A., 1906, Les pêcheries de la côte occidentale d'Afrique, Paris, A. Challamel, 279p.
Gruvel, Abel, & Chudeau, René, 1909, A travers la Mauritanie Occidentale (de Saint-Louis à Port-Etienne), Paris, Larose, 2 vols.
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Gruvel, Abel, 1908, « Les pêcheries des côtes du Sénégal et des rivières du Sud », Quinzaine coloniale, 25 mars, pp246-249.
Gruvel, Abel, 1911, « Les pêcheries de l'Afrique occidentale
française », Revue générale des sciences pures et appliquées (XXII), pp150-159.*
Gruvel, Abel, 1913, « Campagne d'hiver des pêcheurs bretons sur les côtes de Mauritanie et du Sénégal », Revue générale des sciences pures et appliquées (XXIV), pp14-16.*
Gruvel, Abel, 1930, Titres et travaux scientifiques, Paris, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, 130p.*
Mugnier-Pollet, lieutenant, 1911, « De l’Adrar à la Baie du Lévrier », Renseignements coloniaux (1), supplément à L’Afrique française, janvier, pp22-31.*
Roussin, capitaine de vaisseau, 1819, Mémoire sur la navigation aux côtes occidentales d’Afrique depuis le cap Bojador jusqu’au mont Souzo, Paris, Imprimerie Royale.
Salmon, Paul, 1913, « Port Etienne et les pêcheries mauritaniennes », A Travers Le Monde (30), 26 juillet, pp233-236.
Soller, Charles, 1888, « Les caravanes du Soudan occidental et les pêcheries d’Arguin », Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris (X), pp280-287.*
Sonolet, Louis, 1910, « Les pêcheries de Port-Etienne », L’illustration, 68e année, n°3499, 19 mars, pp280-282.
Stassano, Enrico & Vinciguerra, Decio, 1890, « La pesca sulle spiagge atlantiche del Sahara ; Relazione del dott. Enrico Stassano, con nota intorno alle specie raccolte del dott. Decio Vinciguerra », Annali di Agricoltura (172). Réédité en 1932 dans Bollettino di pesca, di piscicoltura e di idrobiologia, VIII, 1, gennaio-febbraio, pp224-304.* [n.d. J. Debaz]
Taquin, docteur Arthur, 1902-1903, « Les îles Canaries et parages de pêche canariens », Bulletin de la société royale belge de géographie, I. L’archipel canarien : 1902 (XXVI), pp28-64 + carte, 131-192, 266-286, II. La côte occidentale d’Afrique et les pêcheries canariennes : 1902 (XXVI), pp315-350, 405-445, 502-546, 1903 (XXVII), pp37-99.*
Territoire civil de la Mauritanie, 1908, Rapport d’ensemble année 1906, Saint-Louis, Imprimerie du gouvernement, 57p.*
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
lundi 6 avril 2009
Bibliographie sur les pêches à Nouadhibou
anonyme, 1960, "Port-Etienne ; future fenêtre atlantique de la Mauritanie", Europe France outre-mer (363), février, pp48-51.*
Ahmedou, O.A., 1990, Les aspects socio-économiques de la pêche du poulpe au moyen des pots, mémoire de fin d’étude, Institut scientifique supérieur de Nouakchott, 16p. + an.
Arnaud, J., 1977, La Mauritanie et la mer : vers un « front pionnier littoral », Doctorat de 3e cycle, Paris X-Nanterre, 266p.
Balladur, 1947, La pêche sur les côtes de Mauritanie - Port-Etienne, mémoire du CHEAM, n°1140, juin.
Beaugé, commandant, 1933, « La grande pèche en Mauritanie et sur les côtes d’Afrique », Bulletin des travaux de l’Office des pêches maritimes, VI, fasc. 3, n°23, sept., pp.271-303.
Chérif, A. M., 2002, « Histoire des pêcheries mauritaniennes : la tension entre les aspirations nationales et les pressions internationales », Actes du Symposium international Pêcheries maritimes, écosystèmes et sociétés en Afrique de l'Ouest : un demi-siècle de changement, Dakar, 24-28 juin, pp443-454.
Dazin, A., 1926, « Douarnenez port de pêche », Annales de géographie (194), 15 mars, pp179-181.*
Didier, Henri, 1960, « Port-Etienne ; son aménagement, son avenir », Industries et travaux d'outre-mer, février, pp61-71.*
Fujii, Hiroshi, 1982, « Fishery in Mauritania », Journal of african studies (Japan), (22), December, pp20-28.
Galliard, 1921, « Rapport sur la pêche en Mauritanie de la langouste royale et du poisson », Bulletin du Comité d'études historiques et scientifiques de l'Afrique occidentale française, p344.
Gibbs, David N., 1984, « The Politics of Economic Development : The Case of the Mauritanian Fishing Industry », African studies review (27), n°4, December, pp79-93.*
Hamady, H. O. B. ould, & Weigel J-Y., 1998, « La pêche en Mauritanie : une conquête difficile », Afrique contemporaine, n°187, 3e t., pp77-97.*
Kone, S., 1963, Pêcheries maritimes et fluviales en République Islamique de Mauritanie, mémoire de fin de 1er cycle, Ecole nationale d'administration du Sénégal, Dakar.
Krebs, Albert, s.d. [~1935], La pêche en Mauritanie, s.n., s.l., dactylo., 48p.*
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Le Cœur, Christine, 1994, La pêche en Mauritanie : du désert à la mer ou l’appropriation d’un espace halieutique, Doctorat de géographie, Université Paul Valéry, Montpellier.
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Martínez Milán, Jesús, 2006, « Integrating Wertern Saharan Coastal Fisheries into the International Economy, 1885-1975 », XIVth International Economic History Congress' acts, Helsinky.*
Marty, Paul, 1921, « Le Sahara espagnol », Revue du monde musulman, XLVI, août, pp161-213.*
Moal, R. A., 1959, Perspectives de développement des industries de la pêche en Mauritanie, Port-Etienne, Laboratoire des pêches maritimes.
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Noguier, Pierre, 1960, « Port-Etienne ; port de pêche et de commerce de la Mauritanie », Industries et travaux d'outre-mer, février, pp73-78.*
Pencalet-Kerivel, Françoise, 2006, Les « Mauritaniens » 1945-1990 : les pêcheurs langoustiers bretons dans un monde en mutation, Doctorat en histoire, Université de Bretagne-Sud., 819p.
Pencalet-Kerivel, Françoise, 2008, Histoire de la pêche langoustière : les « Mauritaniens » dans la tourmente du second XXe siècle, Presse Universitaire de Rennes, 412p.
Pencalet-Kerivel, Françoise, 2008, « La mort et le deuil de la pêche langoustière bretonne en Mauritanie », Annales de Bretagne - N° 4, t. 115.
SIGP, 1931, Mémoire sur la création d’une station de pêche à Port-Etienne, Paris, Société industrielle de la grande pêche, 69p.*
SIGP, 1941, Equipement de Port-Etienne : programme de 60.000 tonnes et périodes de transition, Société industrielle de la grande pêche, 36p.
Tous, Philippe, Diop, Mika, Dia, Mamoudou Aliou & Inejih, Cheikh Abdallahi, 2002, « Port-Etienne et les pêcheries des côtes mauritaniennes dans la première moitié du XXe siècle », Actes du Symposium international Pêcheries maritimes, écosystèmes et sociétés en Afrique de l'Ouest : un demi-siècle de changement, Dakar, 24-28 juin, pp165-170.*
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
Ahmedou, O.A., 1990, Les aspects socio-économiques de la pêche du poulpe au moyen des pots, mémoire de fin d’étude, Institut scientifique supérieur de Nouakchott, 16p. + an.
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
mercredi 1 avril 2009
Bibliographie sur la ville de Nouadhibou
La présente liste bibliographique rassemble les écrits concernant spécifiquement la ville de Nouadhibou. Elle est appelée à être enrichie par vos informations et augmentée par d’autres bibliographies spécifiques complémentaires.
Acloque, Benjamin, 2002, « Nouadhibou c'est déjà ailleurs ! Sur l'élaboration et la représentation sociale de l'espace urbain en milieu nomade », Annuaire de l’Afrique du Nord (XXXVIII, 1999), pp307-319.*
Ba, Cheikh Oumar & Choplin, Armelle, 2005, « Tenter l’aventure par la Mauritanie : migrations transsahariennes et recompositions urbaines », in S. Brédeloup & O. Pliez (dir.), Migrations entre les deux rives du Sahara, Autrepart (36), pp21-42.
Bisson, Vincent, 2006, « L’axe Zouérate-Nouadhibou, en Mauritanie : cap sur la mondialisation », in J. F. Troin (dir), Le Grand Maghreb (Algérie, Lybie, Maroc, Mauritanie, Tunisie) ; Mondialisation et construction des territoires, Paris, Armand Colin, pp354-358.
Bollon, Marc, 1980, Les installations portuaires de Nouadhibou et Nouakchott (République islamique de Mauritanie), mémoire de DESS (activités littorales et maritimes), Montpellier III, 100p.
Bonte, Pierre, 1972, L’industrialisation et les populations nomades du Nord de la Mauritanie : Nouadhibou, MIFERMA, 8 fascicules : Le milieu régional et la ville de Nouadhibou, 49p ; La population de Nouadhibou. Données quantitatives, 35p ; Etude de la population active et des activités de production, 58p ; Les migrations et l’insertion dans la vie urbaine, 71p ; Les migrations de travail et l’adaptation à la société industrielle, 108p ; La société européenne. Les problèmes d’acculturation, 63p ; Synthèse et conclusion. Zouérate et Nouadhibou ; Compléments bibliographiques, 7p.
Choplin Armelle & Lombard, Jérôme, 2007, « Destination Nouadhibou pour les migrants africains », Mappemonde (88).
http://mappemonde.mgm.fr/num16/lieux/lieux07401.html
Choplin Armelle & Lombard, Jérôme, 2009, « Migrations et recompositions spatiales en Mauritanie. « Nouadhibou du monde ». Ville de transit… et après ? », Afrique contemporaine (228), 2008/4, pp151-170.*
Choplin, Armelle, 2008, « L’immigré, le migrant, l’allochtone : circulation migratoires et figures de l’étranger en Mauritanie », Politique africaine (109), pp73-90.
Counilh, Anne-Laure & Dumortier, Brigitte, 2009, « Nouadhibou, relais émergent du nouveau système migratoire sahélo-saharien », in A. Bensaad (dir.) Le Maghreb à l'épreuve des circulations subsahariennes, Karthala, pp86-107.
Counilh, Anne-Laure, 2007, La ville, la mer et le désert : Nouadhibou et le développement d'un espace de circulations, Master 2 Géographie, Paris IV Sorbonne.
Counilh, Anne-Laure, 2008, « Migrations en Afrique de l'Ouest : Nouadhibou : une porte vers l'Europe ? », Accueillir (248), SSAE.
Dia, Abou Daïm, 1993, Approche sociologique de la pêche artisanale maritime : enquête sur le métier poulpe et analyse de l’organisation sociale des communautés wolofs de N’Diago et rapatriés du Sénégal (cas de la Tcharka, Nouadhibou), CNROP, 28p.
Dia, Abou Daïm, 2001, « Réseaux et groupes d’appartenance chez les pêcheurs migrants : le cas des wolofs de N’Diago (Mauritanie) », Bulletin du CNROP (XXVIII), pp54-66.*
Diop, Hamady, & Thiam, Ismaila, 1990, « Quelques aspects des migrations de pêcheurs du secteur artisanal maritime en
Mauritanie », Bulletin Scientifique du CNROP (20), pp63-72.*
Harrison Church, R. J., 1962, « Port Etienne : a mauritanian pioneer town », Geographical journal (128), n°4, décembre, pp498-504.*
Hiriart Le Bert, Raimundo, 2006 , La tiranía de las dunas, Madrid, Sociedad de Nuevos Autores, 210p. [Ancien consul général d'Espagne à Nouadhibou de 1994 à 1997 (N. d. M. Ferrer Muñoz)].
Marbeau, Victor, 1965, « Les mines de fer de Mauritanie MIFERMA », Annales de Géographie (74), n°402, pp175-193.*
Marfaing, Laurence, 2005, « Du savoir-faire sénégalais en matière de pêche sur les côtes mauritaniennes : une approche historique », Stichproben, Wiener Zeitschrift für kritische Afrikastudien (8), pp69-98.*
Monod, Théodore, 1923, « Les pêcheries de la baie du Lévrier », Revue générale des sciences pures et appliquées (XXXIV), n°8, 30 avril, p227.*
Monod, Théodore, 1924, « Port-Etienne », La revue maritime, pp442-472.*
Peterec, Richard J., 1963, « Port-Etienne, le nouveau port international de la Mauritanie », Cahiers d’Outre-Mer (16), pp303-312.*
Robin, Jean, 1955, « Moors and Canary Islanders on the coast of the Western Sahara », Geographical journal (121), pp158-163.*
Robin, Jean, 1955, « Maures et Canariens sur les côtes du Sahara occidental », Notes africaines (68), octobre, pp101-105.*
Robin, Jean, s-d [1998 ?], Une vie coloniale ; Récit d'un survivant de l'ère coloniale à ses petits-enfants, s-l, impression restreinte, 82p.*
Streiff-Fénart, Jocelyne & Poutignat, Philippe, 2001, « Discours urbains et modes de dénomination des nouveaux territoires dans deux villes de Mauritanie », in H. Rivière d’Arc (dir.) Nommer les nouveaux territoires urbains), Paris, Ed. Unesco, Ed. de la Maison des sciences de l’homme, pp211-234.
Streiff-Fénart, Jocelyne & Poutignat, Philippe, 2006, « De l’aventurier au commerçant transnational : trajectoires croisées et lieux intermédiaires à Nouadhibou (Mauritanie) », Cahiers de la méditerranée (73), décembre, pp129-149.
http://cdlm.revues.org/document1553.html
Streiff-Fénart, Jocelyne & Poutignat, Philippe, 2008, « Nouadhibou
« ville de transit » ? ; le rapport d’une ville à ses étrangers dans le contexte des politiques de contrôle des frontières de l’Europe », Revue européenne des migrations internationales (24), n°2, pp193-217.*
Tirera, Khalidou, 1986, « Naissance et développement d’une ville
« moyenne » en Mauritanie : Nouadhibou », Cahier de l’URBAMA (16-17), pp265-285.
Toupet, Charles, 1968, « Les activités maritimes de Port-Etienne », Cahiers d’Outre-Mer (21), n°84, octobre-décembre, pp321-394.*
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
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Streiff-Fénart, Jocelyne & Poutignat, Philippe, 2006, « De l’aventurier au commerçant transnational : trajectoires croisées et lieux intermédiaires à Nouadhibou (Mauritanie) », Cahiers de la méditerranée (73), décembre, pp129-149.
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*Les astérisques désignent les articles rassemblés pour une consultation en ligne à cet endroit : Bibliographie sur Nouadhibou. Les auteurs ou ayants droit s’opposant à leur diffusion voudront bien se faire connaître. Ceux en ayant à diffuser, de même.
jeudi 5 mars 2009
Argumentaire - Nouadhibou : fortunes et infortunes de la "capitale économique" mauritanienne
C’est sur proposition du naturaliste Abel Gruvel que la ville de Port-Etienne est fondée en 1906 dans la presqu’île désertique de Nouadhibou par le Gouverneur de l’Afrique occidentale française. Destinée à être un centre de pêche, la ville qui réunit aujourd’hui plus de 100.000 habitants, aura connu un développement exceptionnel. Orientée initialement sur la pêche et le commerce, l’insécurité bridera son développement jusqu’aux années 30. Par la suite le quasi monopole de la Société industrielle de la grande pêche (SIGP) assurera sa viabilité en en limitant à son profit la croissance. Il faudra attendre l’approche de l’indépendance mauritanienne (1960) pour que la ville, en accueillant les infrastructures nécessaires à l’exportation de minerai de fer, connaisse une époque florissante. Mais la population urbaine explose à la suite de la grande sécheresse qui débute à la fin des années 60 et l’activité économique ne peut absorber autant de main-d’oeuvre. En 1975, le conflit né de la décolonisation du Sahara espagnol et de l’échec de l’entente maghrébine inaugurée au sommet tripartite de Nouadhibou (14 septembre 1970), fait renouer la région avec l’insécurité et plonge la ville dans le marasme. Malgré un nouvel essor du secteur des pêches durant les années 80, Nouadhibou peine à retrouver son aura de « capitale économique ». Le désenclavement récent dû à la réalisation de la route Tanger-Dakar offre l’espoir d’une nouvelle prospérité.
La ville s’est installée dans un milieu humain marqué par le nomadisme. Une culture urbaine nouvelle s’y est inventée faite d’apports extérieurs et d’usages sociaux locaux. L’ancienneté relative de la ville et son isolement ont favorisé l’émergence d’une culture propre, distincte des autres centres urbains mauritaniens. Construite tout en longueur, s’allongeant encore par l’adjonction de quartiers spontanés favorisés par la sécheresse persistante, Nouadhibou poursuit son inexorable croissance.
C’est un portrait en fragments de l’urbain dans son évolution et sa complexité, tel qu’inventé originalement par les habitants de Nouadhibou que nous nous proposons de dresser.
Dans cette optique, nous indiquons aux chercheurs plusieurs axes de réflexion, tout en restant ouverts à la proposition d’autres problématiques.
1. Aspects socio-économiques de l’essor de Nouadhibou
En premier lieu on s’attachera à décrire le contexte socio-économique propre à la ville. Nous mettrons l’accent sur les phases de développement de la ville en lien avec l’orientation économique principale : pêche et commerce durant la période coloniale, exportation du minerai de fer à l’indépendance, et nouveau développement du secteur de la pêche dans les années 80. On relèvera le rôle constant du commerce dans les activités urbaines, et on s’interrogera sur les nouvelles perspectives qu’offre l’ouverture de la route Tanger-Dakar.
Concernant les pêches, on s’attardera sur plusieurs aspects. On relèvera le rôle de la publicité des études scientifiques de Gruvel dans la création de Port-Etienne et l’essor de la pêche, le mode d’interaction entre pêcheurs canariens et populations locales, l’importance de la SIGP dans le développement urbain, la perception du rôle de la SIGP dans ses relations avec les pêcheurs mauritaniens, l’intégration internationale de l’industrie de la langouste royale, de la poutargue ou du séché-salé africain. On s’attardera ensuite sur l’essor parallèle des pêches artisanale et industrielle à l’indépendance, sur les enjeux économiques et sociaux de la mauritanisation de la pêche industrielle et sur la déconvenue des conserveries. Enfin on traitera de la réorganisation de la pêche suite aux événements de 1989, des licences de pêche et de la multiplication des acteurs, des objectifs officiels de l’arrêt biologique et des perceptions locales, de l’entrepreneuriat, du salariat et de la sous-traitance face aux crises de la pêche, des conséquences de l’ouverture du port artisanal et du rôle de la main-d’œuvre étrangère.
Le second souffle de Nouadhibou est indéniablement lié à l’exploitation du fer de Zouérate et à sa nouvelle fonction de port minéralier. L’apparition d’un secteur industriel sur un modèle occidental et l’appel de main-d’œuvre bouleversera le paysage urbain. On se penchera sur le rôle de la MIFERMA dans le projet d’indépendance mauritanien et l’essor urbain de la capitale économique dans le contexte de mono-industrie mauritanienne. On s’intéressera à l’émergence du salariat et du syndicalisme comme hiérarchies concurrentes au modèle local et au brassage relatif des populations mauritaniennes, ouest-africaines et européennes. Dans le même ordre d’idée, on relèvera la mauritanisation des cadres, la nationalisation symbolique de la SNIM (et le changement de nom de Port-Etienne pour Nouadhibou), la sous-traitance et l’accommodement au fonctionnement social local (réseaux tribaux, contrats tacites, personnalisation des relations de travail,…), en parallèle à l’intégration des normes internationales de production (des cercles de qualité aux normes ISO). Enfin on traitera de la chute du modèle social d’entreprise et de la filialisation, ainsi que des tentatives de diversification (ATTM, SOMASERT, gypse, marbre…).
Le commerce est une donnée permanente de l’activité à Nouadhibou. Il a connu de multiples transformations liées aux acteurs et aux axes de commerce. Après s’être intéressé aux maisons de commerce de Port-Etienne, à la route de commerce pour l’Adrar, aux clients captifs de la SIGP des premiers temps, on se penchera sur le commerce informel, en particulier sur les franchises douanières et la contrebande avec le poste espagnol de La Agüera. On étudiera le rôle des économats MIFERMA et SNIM, le train comme artère de commerce et les trafics avec Dakhla ou Tindouf. On étendra la réflexion aux réorientations des liaisons maritimes (de Dakar et Bordeaux à Las Palmas) et aériennes (Aéropostale, Air France, Air Mauritanie, Aeroflot, Royal Air Maroc, Mauritania Airways et fret aérien), au rôle des grands commerçants et du voyage de Las Palmas, et bien sûr aux partenaires commerciaux (Espagnols, Français, Sub-sahariens, Maghrébins, Russes, Chinois,…). On insistera sur la prédominance de l’informel dans le secteur tertiaire. On mettra l’accent sur la révolution actuelle des transports, conséquence des nouvelles infrastructures routières et de l’émergence de nouveaux réseaux commerciaux.
2. Spatialisation des distinctions sociales et unité urbaine
Ces secteurs de création d’emploi, auxquels nous ajouterons ceux de l’administration, ont modelé la constitution de la ville, en parallèle à des facteurs plus généraux : la sécheresse qui désertifie les zones pastorales et agricoles et l’attraction des pôles urbains permettant l’accès à l’éducation et l’espoir de réussites sociales, en particulier économiques et politiques. Les identités des quartiers sont fortes, mais la circulation entre ceux-ci intense.
On décrira les quartiers spontanés autour du noyau colonial et leur urbanisation progressive, les infrastructures des années 60 et l’explosion de la démographie urbaine suite à la sécheresse. On relèvera les contraintes présidant à son développement (absence d’eau, salinité du sol, frontière, conflit du Sahara,…). On fera le point sur les infrastructures actuelles publiques (ports, écoles, marchés, routes asphaltées, réseaux d’eau courante et d’électricité, hôpital, hôtel de ville…) et privées (réseau internet, cybercafés, hôtels, auberges, restaurants,…), leur répartition spatiale et leurs usages. L’apparition concomitante de la sédentarité et de la citadinité pour des populations essentiellement nomades retiendra notre attention. Ce sera l’occasion de décrire un mode d’habitat original, depuis l’architecture, l’aménagement intérieur (cuisine, salons,..), jusqu’au mobilier domestique. On insistera sur la croissance urbaine et le développement différencié des nouveaux quartiers (création de Cansado, déplacement de Numerowat, gazra de Bagdad, reconstruction de Socogim,…).
L’orientation économique des quartiers (Cansado, Ghayran, Tcherka, Cabanons, Buntiyya,…) et la distinction sociale de la résidence (de Vum el-Baz à Dubaï) dessinent un panorama social à travers l’espace urbain. En parallèle les formes d’habitat (« palais », accession à la propriété Socogim, logements de fonction, locations, sous-locations, baraques) sont un marqueur social de première importance. On relèvera les autres signes extérieurs de richesse traditionnels (vêtements, mariage,…) ou récents (4x4, paraboles, téléphones portables, connexions internet…), comme révélateurs de réussites individuelles et leur perceptions locales. Nous insisterons cependant sur les passerelles existant entre couches sociales, d’une part suivant les appartenances collectives (tribus, ethnies, régions) vecteurs d’entraide (repas, douche, emploi) et de contrôle politique, et d’autre part au sein de la communauté nationale et au-delà (cosmopolitisme, « melting-pot » mauritanien, relations de travail, scolarité).
On s’intéressera aux circulations à l’intérieur de la ville, en particulier aux axes et modes de déplacement entre résidence, pôles d’activités (administrations, point central, zone portuaire, Tcherka,…) et lieux de commerce (Ghayran, Numerowat, marchés Tchep-tchep,…), en notant la multiplication des taxis depuis la pose de nombreux goudrons. On étudiera les lieux de rassemblement public (mosquées communautaires, églises, khayma de campagnes électorales, clubs, centres sportifs ou culturels…) et les réinterprétations urbaines des usages sociaux (flirts, fêtes de mariage, condoléances, nomadisme de résidence pour les hommes célibataires, la voiture comme salon nomade masculin, opposée à la boutique comme salon sédentaire féminin…) liés à la mobilité, à l’essor du téléphone portable et au relatif anonymat urbain.
3. Construction réelle et symbolique de l’identité urbaine
Avec la diversité du peuplement urbain et sa constitution exogène, s’est développée l’idée d’une ville étrangère à la culture mauritanienne. Nouakchott s’est construite en opposition comme symbole de l’indépendance mauritanienne et sa croissance a relativement amoindri l’importance de Nouadhibou. L’enclavement de la ville a longtemps bridé son développement en limitant les échanges avec le reste du pays comme au-delà de la frontière toute proche. La sortie de cette situation redistribue les cartes.
On retracera l’histoire du peuplement urbain depuis l’origine : le rôle des tribus locales face à l’administration coloniale, le poids des populations ouest-africaines dans le peuplement, l’attraction du centre urbain sur l’ensemble de la Mauritanie, le rôle économique et social des canariens, l’importance du contre modèle français, avant et après l’indépendance, dans la constitution de l’identité urbaine. On relèvera la diversité des communautés présentes en ville, même éphémères (comme celle de la Royal Air Force), pour souligner l’importance du cosmopolitisme dans l’identité urbaine. Les tensions inter-communautaires, avant et après les événements de 1989 retiendront notre attention. On s’interrogera sur l’intégration actuelle des migrants subsahariens dans le paysage urbain, l’apparition de l’idée d’illégalité de la migration en lien avec les accords européens et l’ouverture du centre de rétention.
On développera l’historique de la rivalité avec Nouakchott : l’essor de l’idée de « capitale économique », sa réalité dans les premières décennies de l’indépendance, et l’émergence administrative, politique et économique de Nouakchott et son pouvoir d’attraction concurrent. On relèvera le déplacement de l’aéroport international mauritanien de Nouadhibou à Nouakchott et la création des ports de Nouakchott. On s’intéressera à la longue léthargie du développement des infrastructures (1986-1997) en parallèle au statut de « frondeuse » attribué à Nouadhibou sous la présidence ould Taya. On s’interrogera sur l’attrait relatif des deux villes en matière d’emploi. Enfin, on se penchera sur la perception de Nouadhibou et des Ahl Sahel dans l’ensemble mauritanien en lien avec le conflit du Sahara et la présidence ould Haidallah. On notera les particularités alimentaires des habitants (poisson, goffio, nche,…).
Longtemps perdue au bout de sa presqu’île, la ville de Nouadhibou voit aujourd’hui les horizons s’ouvrir. La guerre contre le Polisario, puis la fermeture de la frontière terrestre et la dissémination des mines lui a longtemps interdit le rôle de pôle majeur de commerce et d’échange. On mettra en avant le nouveau désenclavement de la ville avec l’ouverture de la frontière avec le Maroc et la pose du goudron. On s’intéressera aux flux (marchandises, commerçants, migrants, touristes) et aux nouvelles opportunités liées. On soulignera l’apparition d’un réel arrière-pays (Boulanouar, Tasiast,…) grâce à la route et on étudiera les nouvelles relations avec Nouakchott et les régions mauritaniennes. On s’interrogera sur l’influence de la découverte de l’intérieur et des échanges sur la ville et sa représentation.
La ville s’est installée dans un milieu humain marqué par le nomadisme. Une culture urbaine nouvelle s’y est inventée faite d’apports extérieurs et d’usages sociaux locaux. L’ancienneté relative de la ville et son isolement ont favorisé l’émergence d’une culture propre, distincte des autres centres urbains mauritaniens. Construite tout en longueur, s’allongeant encore par l’adjonction de quartiers spontanés favorisés par la sécheresse persistante, Nouadhibou poursuit son inexorable croissance.
C’est un portrait en fragments de l’urbain dans son évolution et sa complexité, tel qu’inventé originalement par les habitants de Nouadhibou que nous nous proposons de dresser.
Dans cette optique, nous indiquons aux chercheurs plusieurs axes de réflexion, tout en restant ouverts à la proposition d’autres problématiques.
1. Aspects socio-économiques de l’essor de Nouadhibou
En premier lieu on s’attachera à décrire le contexte socio-économique propre à la ville. Nous mettrons l’accent sur les phases de développement de la ville en lien avec l’orientation économique principale : pêche et commerce durant la période coloniale, exportation du minerai de fer à l’indépendance, et nouveau développement du secteur de la pêche dans les années 80. On relèvera le rôle constant du commerce dans les activités urbaines, et on s’interrogera sur les nouvelles perspectives qu’offre l’ouverture de la route Tanger-Dakar.
Concernant les pêches, on s’attardera sur plusieurs aspects. On relèvera le rôle de la publicité des études scientifiques de Gruvel dans la création de Port-Etienne et l’essor de la pêche, le mode d’interaction entre pêcheurs canariens et populations locales, l’importance de la SIGP dans le développement urbain, la perception du rôle de la SIGP dans ses relations avec les pêcheurs mauritaniens, l’intégration internationale de l’industrie de la langouste royale, de la poutargue ou du séché-salé africain. On s’attardera ensuite sur l’essor parallèle des pêches artisanale et industrielle à l’indépendance, sur les enjeux économiques et sociaux de la mauritanisation de la pêche industrielle et sur la déconvenue des conserveries. Enfin on traitera de la réorganisation de la pêche suite aux événements de 1989, des licences de pêche et de la multiplication des acteurs, des objectifs officiels de l’arrêt biologique et des perceptions locales, de l’entrepreneuriat, du salariat et de la sous-traitance face aux crises de la pêche, des conséquences de l’ouverture du port artisanal et du rôle de la main-d’œuvre étrangère.
Le second souffle de Nouadhibou est indéniablement lié à l’exploitation du fer de Zouérate et à sa nouvelle fonction de port minéralier. L’apparition d’un secteur industriel sur un modèle occidental et l’appel de main-d’œuvre bouleversera le paysage urbain. On se penchera sur le rôle de la MIFERMA dans le projet d’indépendance mauritanien et l’essor urbain de la capitale économique dans le contexte de mono-industrie mauritanienne. On s’intéressera à l’émergence du salariat et du syndicalisme comme hiérarchies concurrentes au modèle local et au brassage relatif des populations mauritaniennes, ouest-africaines et européennes. Dans le même ordre d’idée, on relèvera la mauritanisation des cadres, la nationalisation symbolique de la SNIM (et le changement de nom de Port-Etienne pour Nouadhibou), la sous-traitance et l’accommodement au fonctionnement social local (réseaux tribaux, contrats tacites, personnalisation des relations de travail,…), en parallèle à l’intégration des normes internationales de production (des cercles de qualité aux normes ISO). Enfin on traitera de la chute du modèle social d’entreprise et de la filialisation, ainsi que des tentatives de diversification (ATTM, SOMASERT, gypse, marbre…).
Le commerce est une donnée permanente de l’activité à Nouadhibou. Il a connu de multiples transformations liées aux acteurs et aux axes de commerce. Après s’être intéressé aux maisons de commerce de Port-Etienne, à la route de commerce pour l’Adrar, aux clients captifs de la SIGP des premiers temps, on se penchera sur le commerce informel, en particulier sur les franchises douanières et la contrebande avec le poste espagnol de La Agüera. On étudiera le rôle des économats MIFERMA et SNIM, le train comme artère de commerce et les trafics avec Dakhla ou Tindouf. On étendra la réflexion aux réorientations des liaisons maritimes (de Dakar et Bordeaux à Las Palmas) et aériennes (Aéropostale, Air France, Air Mauritanie, Aeroflot, Royal Air Maroc, Mauritania Airways et fret aérien), au rôle des grands commerçants et du voyage de Las Palmas, et bien sûr aux partenaires commerciaux (Espagnols, Français, Sub-sahariens, Maghrébins, Russes, Chinois,…). On insistera sur la prédominance de l’informel dans le secteur tertiaire. On mettra l’accent sur la révolution actuelle des transports, conséquence des nouvelles infrastructures routières et de l’émergence de nouveaux réseaux commerciaux.
2. Spatialisation des distinctions sociales et unité urbaine
Ces secteurs de création d’emploi, auxquels nous ajouterons ceux de l’administration, ont modelé la constitution de la ville, en parallèle à des facteurs plus généraux : la sécheresse qui désertifie les zones pastorales et agricoles et l’attraction des pôles urbains permettant l’accès à l’éducation et l’espoir de réussites sociales, en particulier économiques et politiques. Les identités des quartiers sont fortes, mais la circulation entre ceux-ci intense.
On décrira les quartiers spontanés autour du noyau colonial et leur urbanisation progressive, les infrastructures des années 60 et l’explosion de la démographie urbaine suite à la sécheresse. On relèvera les contraintes présidant à son développement (absence d’eau, salinité du sol, frontière, conflit du Sahara,…). On fera le point sur les infrastructures actuelles publiques (ports, écoles, marchés, routes asphaltées, réseaux d’eau courante et d’électricité, hôpital, hôtel de ville…) et privées (réseau internet, cybercafés, hôtels, auberges, restaurants,…), leur répartition spatiale et leurs usages. L’apparition concomitante de la sédentarité et de la citadinité pour des populations essentiellement nomades retiendra notre attention. Ce sera l’occasion de décrire un mode d’habitat original, depuis l’architecture, l’aménagement intérieur (cuisine, salons,..), jusqu’au mobilier domestique. On insistera sur la croissance urbaine et le développement différencié des nouveaux quartiers (création de Cansado, déplacement de Numerowat, gazra de Bagdad, reconstruction de Socogim,…).
L’orientation économique des quartiers (Cansado, Ghayran, Tcherka, Cabanons, Buntiyya,…) et la distinction sociale de la résidence (de Vum el-Baz à Dubaï) dessinent un panorama social à travers l’espace urbain. En parallèle les formes d’habitat (« palais », accession à la propriété Socogim, logements de fonction, locations, sous-locations, baraques) sont un marqueur social de première importance. On relèvera les autres signes extérieurs de richesse traditionnels (vêtements, mariage,…) ou récents (4x4, paraboles, téléphones portables, connexions internet…), comme révélateurs de réussites individuelles et leur perceptions locales. Nous insisterons cependant sur les passerelles existant entre couches sociales, d’une part suivant les appartenances collectives (tribus, ethnies, régions) vecteurs d’entraide (repas, douche, emploi) et de contrôle politique, et d’autre part au sein de la communauté nationale et au-delà (cosmopolitisme, « melting-pot » mauritanien, relations de travail, scolarité).
On s’intéressera aux circulations à l’intérieur de la ville, en particulier aux axes et modes de déplacement entre résidence, pôles d’activités (administrations, point central, zone portuaire, Tcherka,…) et lieux de commerce (Ghayran, Numerowat, marchés Tchep-tchep,…), en notant la multiplication des taxis depuis la pose de nombreux goudrons. On étudiera les lieux de rassemblement public (mosquées communautaires, églises, khayma de campagnes électorales, clubs, centres sportifs ou culturels…) et les réinterprétations urbaines des usages sociaux (flirts, fêtes de mariage, condoléances, nomadisme de résidence pour les hommes célibataires, la voiture comme salon nomade masculin, opposée à la boutique comme salon sédentaire féminin…) liés à la mobilité, à l’essor du téléphone portable et au relatif anonymat urbain.
3. Construction réelle et symbolique de l’identité urbaine
Avec la diversité du peuplement urbain et sa constitution exogène, s’est développée l’idée d’une ville étrangère à la culture mauritanienne. Nouakchott s’est construite en opposition comme symbole de l’indépendance mauritanienne et sa croissance a relativement amoindri l’importance de Nouadhibou. L’enclavement de la ville a longtemps bridé son développement en limitant les échanges avec le reste du pays comme au-delà de la frontière toute proche. La sortie de cette situation redistribue les cartes.
On retracera l’histoire du peuplement urbain depuis l’origine : le rôle des tribus locales face à l’administration coloniale, le poids des populations ouest-africaines dans le peuplement, l’attraction du centre urbain sur l’ensemble de la Mauritanie, le rôle économique et social des canariens, l’importance du contre modèle français, avant et après l’indépendance, dans la constitution de l’identité urbaine. On relèvera la diversité des communautés présentes en ville, même éphémères (comme celle de la Royal Air Force), pour souligner l’importance du cosmopolitisme dans l’identité urbaine. Les tensions inter-communautaires, avant et après les événements de 1989 retiendront notre attention. On s’interrogera sur l’intégration actuelle des migrants subsahariens dans le paysage urbain, l’apparition de l’idée d’illégalité de la migration en lien avec les accords européens et l’ouverture du centre de rétention.
On développera l’historique de la rivalité avec Nouakchott : l’essor de l’idée de « capitale économique », sa réalité dans les premières décennies de l’indépendance, et l’émergence administrative, politique et économique de Nouakchott et son pouvoir d’attraction concurrent. On relèvera le déplacement de l’aéroport international mauritanien de Nouadhibou à Nouakchott et la création des ports de Nouakchott. On s’intéressera à la longue léthargie du développement des infrastructures (1986-1997) en parallèle au statut de « frondeuse » attribué à Nouadhibou sous la présidence ould Taya. On s’interrogera sur l’attrait relatif des deux villes en matière d’emploi. Enfin, on se penchera sur la perception de Nouadhibou et des Ahl Sahel dans l’ensemble mauritanien en lien avec le conflit du Sahara et la présidence ould Haidallah. On notera les particularités alimentaires des habitants (poisson, goffio, nche,…).
Longtemps perdue au bout de sa presqu’île, la ville de Nouadhibou voit aujourd’hui les horizons s’ouvrir. La guerre contre le Polisario, puis la fermeture de la frontière terrestre et la dissémination des mines lui a longtemps interdit le rôle de pôle majeur de commerce et d’échange. On mettra en avant le nouveau désenclavement de la ville avec l’ouverture de la frontière avec le Maroc et la pose du goudron. On s’intéressera aux flux (marchandises, commerçants, migrants, touristes) et aux nouvelles opportunités liées. On soulignera l’apparition d’un réel arrière-pays (Boulanouar, Tasiast,…) grâce à la route et on étudiera les nouvelles relations avec Nouakchott et les régions mauritaniennes. On s’interrogera sur l’influence de la découverte de l’intérieur et des échanges sur la ville et sa représentation.
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